Quelles mesures sensées le gouvernement a-t-il prises ?

Après les affrontements du dimanche 9 octobre entre l’armée, des civils armés et des Coptes, la question de la discrimination et de la violence pour motif religieux revient sur le devant de la scène.

Dès lundi, le gouvernement voit dans les récents événements le résultat d’un complot et annonce, après une réunion, (transcript officiel) qu’une enquête sera ouverte et les responsables punis (qu’ils soient des salafistes, des hommes de main payés par des dignitaires du régime déchu, ou qui que ce soit d’autre).

Une enquête est aussi ouverte pour découvrir les responsables des troubles à Marynab.

Une commission est mise au place pour aider au dialogue intercommunautaire.

Une loi qui doit être votée de manière imminente depuis cinq ans est remise à l’ordre du jour. Il s’agit de la « légalisation des lieux de culte illégaux ». Cette loi a déjà été plusieurs fois sur le point d’être votée depuis la démission de Moubarak.

 

Enfin, un nouvel article est envisagé pour le Code Pénal, une « loi d’égalité » : il s’agit d’interdire plus sévèrement la discrimination basée sur le genre, la race, la langue ou la religion. Les peines peuvent aller jusqu’à une peine de prison ou une amende de 30 ou 50 000 livres égyptiennes. Cet article attendait l’approbation du Conseil suprême des forces armées depuis déjà deux mois.

Mardi, le Ministre de l’économie, Hazem alBeblawi, annonce sa démission. Il a, dit-il, les mains liées dans son Ministère, et ne put faire aucune réforme économique, et celles qui sont passées ne lui plaisent pas, et le traitement de la manifestation des Coptes ne lui donne pas envie de continuer avec ce gouvernement. Mais après un entretien d’une demi-heure avec le Maréchal Tantawy, chef du Conseil suprême des forces armées, il reprend sa démission. Des rumeurs de démission du gouvernement ont circulé aussi.
Ce n’est pas la première fois que les ministres semblent débordés par les catastrophes de la rue, par le traitement de la situation par l’armée, et  par la couverture médiatique desdits événements. Comme à chaque fois, le Conseil suprême des forces armées leur conseille gentiment de prendre sur eux.

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Filed under armée, Conseil suprême des Forces armées, gouvernement, liberté de la presse

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